Aérodrome & biodiversité · 2025
Un aérodrome plein de vie
En 2025, l’association Aéro Biodiversité a réalisé le premier inventaire naturaliste de l’aérodrome de Vierzon-Méreau. Plantes, oiseaux, insectes, chauves-souris : voici ce qui vit autour de la piste.
Découvrir l’inventaire291 taxons en une saison
La démarche Aéro Biodiversité
Des naturalistes sur la piste
Aéro Biodiversité est une association loi 1901 reconnue d’intérêt général. Elle étudie la faune et la flore des terrains d’aviation, et aide leurs gestionnaires à mieux entretenir les espaces verts, sans jamais remettre en cause la sécurité des vols.

L’association est née en 2015 d’un projet lancé par la compagnie HOP!. Elle travaille avec la DGAC, le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) et les fédérations aéronautiques.
Grâce au partenariat avec la Fédération Française Aéronautique, seize aérodromes sont suivis chaque année, pendant deux ans. En 2025, l’aérodrome de Vierzon-Méreau en fait partie.
Les naturalistes s’appuient sur des sciences participatives : des protocoles simples, que les membres du club peuvent apprendre et réaliser eux-mêmes. Les données rejoignent ensuite les bases nationales utilisées par les chercheurs.
Le label « aérobio »
Valoriser l’engagement des terrains
Ce label évalue quatre thèmes : la biodiversité, l’investissement des membres, la communication et l’ancrage territorial. Il compte cinq niveaux et il est attribué pour cinq ans par le Comité scientifique de l’association.
Aéroports et aérodromes inscrits dans la démarche en 2025.
Aérodromes de la FFA prospectés chaque année.
Le diagnostic de LFFV se poursuit en 2026.
Terrains ont déjà participé à la démarche.
Le site d’étude
Vierzon-Méreau, côté nature
Créé en 1979, l’aérodrome est géré par Les Ailes Vierzonnaises. Il se trouve dans la vallée du Cher, entre la ville, les cultures et de petits bois. Avant sa construction, le terrain était occupé par des cultures.
de superficie, à 131 m d’altitude (430 ft).
d’espaces verts : prairies, haies, fossés et fourrés.
habitats naturels ou semi-naturels identifiés.
produit phytosanitaire : aucun intrant n’est utilisé.
Autour de l’aérodrome
Trois espaces naturels à moins de 6 km
La moitié nord de la plateforme fait partie de la Trame verte régionale : ses prairies servent de corridor pour la faune des milieux ouverts.
Le calendrier 2025
Trois visites sur le terrain
- AvrilPrésentation de la démarche, premiers relevés, enregistreur à chauves-souris et piège photo.
- JuinOiseaux, insectes pollinisateurs (SPIPOLL), piège photo.
- Sept.Flore de fin d’été, oiseaux, recherche d’amphibiens.
L’inventaire a été mené par Christelle Bes (ornithologue) et Matias Meyrueis (botaniste), avec des membres du club.
Les résultats 2025
291 taxons recensés
Un « taxon » désigne une espèce, ou un groupe d’espèces quand l’identification exacte n’est pas possible. Voici leur répartition pour cette première année.
- 146 plantesDont 2 espèces d’intérêt et 1 exotique envahissante.
- 74 arthropodesPapillons, coléoptères, abeilles, criquets, libellules…
- 55 oiseauxDont 35 espèces protégées en France.
- 15 mammifères12 chauves-souris, le lièvre, le renard et le sanglier.
- 1 reptileLe Lézard à deux raies, protégé.
Espèces menacées, d’intérêt européen ou déterminantes ZNIEFF.
Espèces d’intérêt européen : le Milan noir et la Grue cendrée.
Espèces détectées en une seule nuit d’enregistrement.
L’Orchis bouffon et la Spiranthe d’automne, protégée.
Les milieux de la plateforme
Prairies, fossés et haies
La plateforme est surtout couverte de prairies de fauche. Elle compte aussi des prairies humides au centre, des haies, des fossés de drainage, des ronciers et de petits fourrés de saules.

Prairies de fauche
Elles couvrent la majorité du terrain. Riches en graminées, gesses et marguerites, elles nourrissent de nombreux insectes. Là où l’herbe reste rase, sur la piste en herbe et le taxiway, poussent des orchidées.

Prairies humides
Au centre, entre la piste et le taxiway, et dans les fossés. On y trouve des joncs, le Lychnis fleur de coucou et la Menthe pouillot. De jeunes chênes y repoussent et ferment peu à peu le milieu.

Haies riches en espèces
Plus de 300 m de haies bordent le sud-est du terrain : prunelier, aubépine, genêt. Elles offrent abri et nourriture toute l’année aux oiseaux, mammifères, reptiles et insectes.
Quelques espèces remarquables
Qui vit autour de la piste ?
39 espèces photographiées ou observées en 2025, des plus rares aux plus communes. Filtrez par groupe, puis retrouvez plus bas la liste complète des espèces inventoriées.

Spiranthe d’automne
Spiranthes spiralisPetite orchidée aux fleurs blanches en spirale, qui fleurit de fin août à octobre. Elle pousse sur le taxiway, surtout au sud, près du fossé. C’est l’espèce végétale à plus fort enjeu du terrain.

Orchis bouffon
Anacamptis morioL’orchidée de la page de garde du rapport. Elle fleurit au printemps dans l’herbe rase de la piste et du taxiway, au pied des haies.

Saule à oreillettes
Salix auritaArbuste des sols humides, observé au bord d’un fossé et de l’alignement d’arbres au nord. Sa floraison de mars-avril nourrit les premiers pollinisateurs.

Stellaire holostée
Rabelera holosteaSes cinq pétales blancs, profondément divisés, forment une étoile. Ses tiges carrées et raides cassent facilement. On la trouve près des haies et des saules.

Millepertuis perforé
Hypericum perforatumPlante vivace aux grandes fleurs jaunes, de mai à septembre. Utilisée depuis longtemps en médecine, elle pousse partout dans les prairies du terrain.

Achillée millefeuille
Achillea millefoliumSes feuilles très découpées lui valent son nom de « millefeuille ». Selon la légende, Achille l’utilisait pour soigner ses soldats. Présente dans toutes les prairies.

Centaurée jacée
Centaurea jaceaUne des fleurs suivies avec le protocole SPIPOLL en juin. Ses capitules violets attirent abeilles et papillons, comme le Demi-deuil.

Pulmonaire officinale
Pulmonaria officinalisSes fleurs passent du rose au bleu. Elle fleurit tôt au printemps : le Grand bombyle et l’Anthophore y ont été photographiés en avril.

Mahonia à feuilles de houx
Berberis aquifoliumArbuste ornemental venu d’Amérique du Nord. Un seul pied, dans la haie au sud. Il est conseillé de l’arracher à la main, ou de couper ses fleurs avant qu’il ne fasse des baies.

Alouette des champs
Alauda arvensisLa « mascotte » des prairies d’aérodrome. Elle niche à même le sol, dans l’herbe haute. Ses effectifs ont baissé de 20 % en moins de 15 ans en France.

Linotte mélodieuse
Linaria cannabinaPetit passereau à la poitrine rosée. Elle souffre de la disparition des haies et des herbicides. Elle niche probablement sur le terrain.

Tarier pâtre
Saxicola rubicolaLe mâle se reconnaît à sa tête noire et à sa poitrine orange. Il chasse les insectes dans les prairies, perché sur les haies et les arbustes.

Cisticole des joncs
Cisticola juncidisOn la repère à son chant en vol, une note aiguë répétée. Entendue à chaque visite, elle semble bien installée dans les grandes prairies.

Milan noir
Milvus migransRapace opportuniste, à la fois prédateur et charognard. Il passe l’hiver au sud du Sahara et revient dans le Cher de mars à août.

Fauvette grisette
Curruca communisDiscrète, elle s’entend plus qu’elle ne se voit. Grande migratrice, elle passe l’hiver en Afrique et revient en mars-avril dans les zones broussailleuses.

Mésange bleue
Cyanistes caeruleusCalotte bleue et bandeau noir sur l’œil. Sans cesse en mouvement et bavarde, elle niche probablement tout près du terrain, dans une cavité d’arbre.

Bergeronnette grise
Motacilla albaNoire, grise et blanche, avec une longue queue qu’elle balance sans arrêt. Elle a été observée sur les toits des hangars.

Rougequeue noir
Phoenicurus ochrurosPlumage sombre et queue orangée. Son chant rappelle un froissement de papier. Il chante perché bien en vue, dans les arbres près des hangars.

Pic épeiche
Dendrocopos majorLe pic le plus commun d’Europe. Il tambourine sur les troncs pour marquer son territoire. Entendu dans l’alignement d’arbres au nord.

Zygène de la filipendule
Zygaena filipendulaePapillon de nuit actif le jour, noir à points rouges. Sa présence témoigne d’une gestion des prairies favorable à la biodiversité.

Demi-deuil
Melanargia galatheaPapillon blanc et noir facile à reconnaître, visible de mai à septembre. Il fréquente les prairies où poussent centaurées et scabieuses.

Machaon (chenille)
Papilio machaonAvant de devenir l’un des plus grands papillons de France, sa chenille verte rayée de noir se nourrit d’ombellifères dans les prairies.

Azuré commun
Polyommatus icarusPetit papillon bleu chez le mâle, brun chez la femelle. Ses chenilles se nourrissent de légumineuses comme le Lotier corniculé.

Paon-du-jour
Aglais ioReconnaissable aux grands « yeux » colorés de ses ailes. Photographié en juin sur les fleurs de ronce, très recherchées par les pollinisateurs.

Azuré des nerpruns
Celastrina argiolusPetit papillon bleu pâle au revers presque blanc, souvent vu le long des haies, à la hauteur des arbustes.

Fadet commun
Coenonympha pamphilusPetit papillon orangé marqué d’un point noir. Ses chenilles vivent sur les graminées des prairies.

Hespérie de la Houque
Thymelicus sylvestrisPetit papillon orange, visible de juin à août. On la distingue de l’Hespérie du Dactyle, présente aussi, par le bout orange de ses antennes.

Crocothémis écarlate
Crocothemis erythraeaLibellule au mâle rouge écarlate ; la femelle est brun-jaune. Elle fréquente les eaux stagnantes peu profondes.

Halicte de la scabieuse
Halictus scabiosaeUne abeille sauvage rayée, ici sur une centaurée. Comme beaucoup d’abeilles sauvages, elle niche dans le sol, sur les talus bien exposés.

Collète lapin
Colletes cuniculariusAbeille sauvage du début du printemps, photographiée sur les chatons du Saule à oreillettes. Elle creuse son nid dans le sable.

Grand bombyle
Bombylius majorUne mouche velue qui ressemble à une petite peluche, avec une longue trompe. Elle butine en vol stationnaire dès avril.

Lepture à suture noire
Stenurella melanuraPetit longicorne aux longues antennes. Les adultes se nourrissent de pollen sur les fleurs en ombelle, comme l’achillée.

Téléphore fauve
Rhagonycha fulvaPetit coléoptère rouge-orangé au bout des élytres noir. Il mange du pollen, mais aussi des pucerons et des chenilles.

Gomphocère roux
Gomphocerippus rufusCriquet brun aux antennes terminées en massue claire. Photographié en septembre, il illustre aussi la 4e de couverture du rapport.

Lièvre d’Europe
Lepus europaeusPlus grand que le lapin, il ne creuse pas de terrier : il vit dans les hautes herbes. Il peut courir jusqu’à 80 km/h.

Renard roux
Vulpes vulpesCarnivore opportuniste : rongeurs, oiseaux, insectes, fruits. Des traces de prédation ont été trouvées sur le taxiway.

Sanglier d’Europe
Sus scrofaIl retourne le sol pour se nourrir. Quand il abîme les surfaces de roulage, le club les égalise à la herse.

Barbastelle d’Europe
Barbastella barbastellusChauve-souris aux grandes oreilles carrées. Elle se nourrit surtout de petits papillons de nuit, qu’elle chasse le long des lisières.

Lézard à deux raies
Lacerta bilineataLe deuxième plus grand lézard de France, environ 30 cm. Trois individus ont été vus sur le taxiway. Il se chauffe sur les talus au soleil, au pied des haies.
* Les photos marquées « illustration » n’ont pas été prises sur l’aérodrome. Toutes les photos sont issues du rapport d’Aéro Biodiversité (CB : Christelle Bes, MM : Matias Meyrueis).
Les annexes du rapport
L’inventaire complet
Toutes les espèces relevées sur la plateforme en 2025. Choisissez un groupe ou cherchez un nom, en français ou en latin.
Le protocole Vigie-Chiro
Une nuit, 12 espèces
En avril, un enregistreur à ultrasons a été posé une nuit entière au sud du terrain, en lisière d’un bois. Les cris des chauves-souris, inaudibles pour nous, ont ensuite été analysés par un logiciel du Muséum.

Toutes protégées
10 espèces sur 12 au statut défavorable
Toutes les chauves-souris sont protégées en France. Sur ce terrain, 5 espèces relèvent du Plan national d’actions Chiroptères et 8 sont déterminantes ZNIEFF en Centre-Val de Loire.
Ces identifications sont automatiques, avec un risque d’erreur inférieur à 10 %. Elles n’ont pas encore été vérifiées à l’oreille par un spécialiste.
Les enjeux identifiés
Une mosaïque de milieux à préserver
La richesse de l’aérodrome vient de la diversité de ses milieux. Chacun joue un rôle pour une partie de la faune et de la flore.

- PrairiesFlore, insectes, oiseaux et reptiles. La prairie en limite ouest, entre fossé et haie, a l’enjeu le plus fort.
- FossésEn eau d’octobre à février : plantes des milieux humides, amphibiens, insectes. Leurs talus au soleil accueillent abeilles sauvages et lézards.
- HaiesNourriture et abri pour les oiseaux nicheurs, les mammifères, les reptiles et les insectes.
- RonciersFleurs pour les pollinisateurs, mûres pour les oiseaux. En lisière, ce sont des zones de chasse pour les chauves-souris.
- Fourrés à saulesParmi les premières fleurs du printemps. Le Moineau domestique y niche.
- Alignement d’arbresChênes et trembles au nord : Pic épeiche, Fauvette à tête noire, grenouilles vertes.
La gestion des espaces verts
Entretenir sans appauvrir
Les espaces verts sont entretenus par les membres du club. La piste en sable et graviers, rare en France, évite que les avions s’embourbent dans ce sol très humide. En 2024 et 2025, les prairies n’ont pas été fauchées : la biodiversité a pu s’exprimer, mais de jeunes chênes ont commencé à refermer le milieu.

Le plan proposé
- N
Rouvrir la prairie
Un passage au gyrobroyeur en début d’automne, avant la saison humide, pour coucher toutes les repousses de chênes. L’engin doit arriver propre, pour ne pas apporter de plantes invasives comme la Renouée du Japon.
- N+1
Surveiller les repousses
Faucher plusieurs fois dans l’année les jeunes chênes qui repartent, jusqu’à les éliminer.
- N+2
Reprendre la fauche annuelle
Une fauche par an, en suivant les bonnes pratiques ci-dessous. Sans amender, sans retourner ni semer la prairie.
Les bonnes pratiques de fauche
Sept gestes pour les prairies
Gestion différenciée
Faucher par zones, à des dates étalées, pour qu’il reste toujours des zones intactes.
Bandes refuges
Laisser des bandes non fauchées en bordure, là où elles ne gênent pas la visibilité du taxiway.
Fauche tardive
Pas avant mi-juin, pour épargner les nids au sol et laisser fleurir les plantes.
Fauche haute
Couper à 20 cm au moins : moins de nids détruits, et la zone attire moins les oiseaux.
Fauche coupée
Préférer une barre de coupe au broyage, qui tue la petite faune.
Fauche centrifuge
Du centre vers l’extérieur, pour que les animaux puissent fuir vers les parcelles voisines.
Exporter le foin
Ramasser l’herbe coupée, sinon elle enrichit le sol et appauvrit la flore. Et pas plus de deux fauches par an.
Le calendrier des travaux
Recommandations du rapportLes bandes refuges se coupent en fin d’hiver, de préférence un an sur deux. Le long des haies, garder une bande enherbée de quelques mètres, fauchée tard (en novembre par exemple). Le bois de taille peut rester sur place pour servir d’abri.
Sciences participatives
À vous de jouer
Le personnel de l’aéroclub s’est déjà impliqué en 2025 : protocole SPIPOLL en juin, exposition de photos lors des portes ouvertes. Entre deux visites des naturalistes, chacun peut continuer à observer et à transmettre ses données.
Objectif 2026
Des plaques à reptiles
D’ici la visite d’avril 2026, l’idée est de poser des plaques (vieux tapis, tôles ondulées) en lisière, au soleil, au pied des haies ou près des fossés. Les reptiles viennent s’y chauffer et s’abriter dessous : il suffit de soulever la plaque pour les observer, sans les capturer.
Le protocole POP Reptile demande 6 passages en 1 à 2 mois, entre mars et juin, avec 2 à 3 jours d’écart. Il se mène sur au moins 2 ans.

| Protocole | Pour observer | Quand | Où envoyer |
|---|---|---|---|
| SPIPOLL | Insectes pollinisateurs | Mars à octobre, par beau temps | spipoll.org |
| POP Reptile | Reptiles | Avril à juin | lashf.org/popreptile |
| Herbier numérique | Plantes | Mars à octobre | plantnet.org |
| QUBS | Petite faune du sol | Toute l’année | qubs.fr |
| Lepinoc | Papillons de nuit | Mai à septembre | lepinoc.noe.org |
| Mission Hérisson | Hérissons et petits mammifères | Toute l’année | missionherisson.org |
| Photos libres | Tous les groupes | Toute l’année | Aux naturalistes de l’association |
Au printemps, tendez l’oreille près des fossés : le chant des amphibiens aidera à les recenser en 2026.

Le rapport complet
État initial – Partie 1
Toutes les données de cette page proviennent du diagnostic réalisé par Aéro Biodiversité : méthodes, cartes des habitats, tableaux des statuts de protection, listes complètes des espèces et préconisations de gestion.
Citation : Aéro Biodiversité. 2025. Diagnostic initial de biodiversité – Partie 1. Aérodrome de Vierzon-Méreau (LFFV).
Les Ailes Vierzonnaises
Envie de participer ?
Membre du club, pilote ou simple curieux : chacun est invité à rejoindre les naturalistes lors de leurs visites sur le terrain. Contactez-nous pour connaître les prochaines dates.
Aérodrome de Vierzon-Méreau (LFFV)
Chemin Blanc
18100 Vierzon
Source : Aéro Biodiversité, 2025. Diagnostic initial de biodiversité – Partie 1. Aérodrome de Vierzon-Méreau (LFFV). Novembre 2025.
