Aérodrome & biodiversité · 2025

Un aérodrome plein de vie

En 2025, l’association Aéro Biodiversité a réalisé le premier inventaire naturaliste de l’aérodrome de Vierzon-Méreau. Plantes, oiseaux, insectes, chauves-souris : voici ce qui vit autour de la piste.

Aéro BiodiversitéPartenariat FFALFFV · 13 ha
Découvrir l’inventaire

La démarche Aéro Biodiversité

Des naturalistes sur la piste

Aéro Biodiversité est une association loi 1901 reconnue d’intérêt général. Elle étudie la faune et la flore des terrains d’aviation, et aide leurs gestionnaires à mieux entretenir les espaces verts, sans jamais remettre en cause la sécurité des vols.

Deux naturalistes en gilet jaune examinent la végétation d’une prairie de l’aérodrome
Prospections botaniques sur la plateforme · Marie Blondel, 09/2025

L’association est née en 2015 d’un projet lancé par la compagnie HOP!. Elle travaille avec la DGAC, le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) et les fédérations aéronautiques.

Grâce au partenariat avec la Fédération Française Aéronautique, seize aérodromes sont suivis chaque année, pendant deux ans. En 2025, l’aérodrome de Vierzon-Méreau en fait partie.

Les naturalistes s’appuient sur des sciences participatives : des protocoles simples, que les membres du club peuvent apprendre et réaliser eux-mêmes. Les données rejoignent ensuite les bases nationales utilisées par les chercheurs.

Le label « aérobio »

Valoriser l’engagement des terrains

Ce label évalue quatre thèmes : la biodiversité, l’investissement des membres, la communication et l’ancrage territorial. Il compte cinq niveaux et il est attribué pour cinq ans par le Comité scientifique de l’association.

Terrains suivis80

Aéroports et aérodromes inscrits dans la démarche en 2025.

Partenariat FFA16/an

Aérodromes de la FFA prospectés chaque année.

Durée du suivi2 ans

Le diagnostic de LFFV se poursuit en 2026.

Depuis 2015≈130

Terrains ont déjà participé à la démarche.

Le site d’étude

Vierzon-Méreau, côté nature

Créé en 1979, l’aérodrome est géré par Les Ailes Vierzonnaises. Il se trouve dans la vallée du Cher, entre la ville, les cultures et de petits bois. Avant sa construction, le terrain était occupé par des cultures.

13 ha

de superficie, à 131 m d’altitude (430 ft).

94 %

d’espaces verts : prairies, haies, fossés et fourrés.

12

habitats naturels ou semi-naturels identifiés.

0

produit phytosanitaire : aucun intrant n’est utilisé.

Autour de l’aérodrome

Trois espaces naturels à moins de 6 km

ZNIEFF · Vallée de l’Yèvre de Bourges à Vierzon3 km E
ZNIEFF · Forêts domaniales de Vierzon-Vouzeron5 km N
Natura 2000 (ZPS) · Vallée de l’Yèvre5 km E

La moitié nord de la plateforme fait partie de la Trame verte régionale : ses prairies servent de corridor pour la faune des milieux ouverts.

Le calendrier 2025

Trois visites sur le terrain

  • AvrilPrésentation de la démarche, premiers relevés, enregistreur à chauves-souris et piège photo.
  • JuinOiseaux, insectes pollinisateurs (SPIPOLL), piège photo.
  • Sept.Flore de fin d’été, oiseaux, recherche d’amphibiens.

L’inventaire a été mené par Christelle Bes (ornithologue) et Matias Meyrueis (botaniste), avec des membres du club.

Les résultats 2025

291 taxons recensés

Un « taxon » désigne une espèce, ou un groupe d’espèces quand l’identification exacte n’est pas possible. Voici leur répartition pour cette première année.

  • 146 plantesDont 2 espèces d’intérêt et 1 exotique envahissante.
  • 74 arthropodesPapillons, coléoptères, abeilles, criquets, libellules…
  • 55 oiseauxDont 35 espèces protégées en France.
  • 15 mammifères12 chauves-souris, le lièvre, le renard et le sanglier.
  • 1 reptileLe Lézard à deux raies, protégé.
Oiseaux d’intérêt19

Espèces menacées, d’intérêt européen ou déterminantes ZNIEFF.

Directive Oiseaux2

Espèces d’intérêt européen : le Milan noir et la Grue cendrée.

Chauves-souris12

Espèces détectées en une seule nuit d’enregistrement.

Orchidées2

L’Orchis bouffon et la Spiranthe d’automne, protégée.

Les milieux de la plateforme

Prairies, fossés et haies

La plateforme est surtout couverte de prairies de fauche. Elle compte aussi des prairies humides au centre, des haies, des fossés de drainage, des ronciers et de petits fourrés de saules.

Flouve odorante, Orchis bouffon et Houlque laineuse
Flouve odorante, Orchis bouffon, Houlque laineuse · MM
E2.21

Prairies de fauche

Elles couvrent la majorité du terrain. Riches en graminées, gesses et marguerites, elles nourrissent de nombreux insectes. Là où l’herbe reste rase, sur la piste en herbe et le taxiway, poussent des orchidées.

Jonc aggloméré, Lychnis fleur de coucou et Jonc glauque
Jonc aggloméré, Lychnis fleur de coucou*, Jonc glauque · MM
E3.41

Prairies humides

Au centre, entre la piste et le taxiway, et dans les fossés. On y trouve des joncs, le Lychnis fleur de coucou et la Menthe pouillot. De jeunes chênes y repoussent et ferment peu à peu le milieu.

Prunelier, Aubépine à un style et Gaillet mollugine
Prunelier*, Aubépine à un style, Gaillet mollugine · MM
FA.3

Haies riches en espèces

Plus de 300 m de haies bordent le sud-est du terrain : prunelier, aubépine, genêt. Elles offrent abri et nourriture toute l’année aux oiseaux, mammifères, reptiles et insectes.

Quelques espèces remarquables

Qui vit autour de la piste ?

39 espèces photographiées ou observées en 2025, des plus rares aux plus communes. Filtrez par groupe, puis retrouvez plus bas la liste complète des espèces inventoriées.

Spiranthe d’automne, petites fleurs blanches en spirale
MM, 09/2025
Protégée en région

Spiranthe d’automne

Spiranthes spiralis

Petite orchidée aux fleurs blanches en spirale, qui fleurit de fin août à octobre. Elle pousse sur le taxiway, surtout au sud, près du fossé. C’est l’espèce végétale à plus fort enjeu du terrain.

Orchis bouffon violet dans la prairie, un avion au loin
MM, 09/2025
Quasi menacée en Europe

Orchis bouffon

Anacamptis morio

L’orchidée de la page de garde du rapport. Elle fleurit au printemps dans l’herbe rase de la piste et du taxiway, au pied des haies.

Rameau de Saule à oreillettes
MM, 09/2025
Déterminante ZNIEFF

Saule à oreillettes

Salix aurita

Arbuste des sols humides, observé au bord d’un fossé et de l’alignement d’arbres au nord. Sa floraison de mars-avril nourrit les premiers pollinisateurs.

Fleur blanche de Stellaire holostée
MM, 04/2025
Commune

Stellaire holostée

Rabelera holostea

Ses cinq pétales blancs, profondément divisés, forment une étoile. Ses tiges carrées et raides cassent facilement. On la trouve près des haies et des saules.

Fleur jaune de Millepertuis perforé
MM, 06/2025
Commune

Millepertuis perforé

Hypericum perforatum

Plante vivace aux grandes fleurs jaunes, de mai à septembre. Utilisée depuis longtemps en médecine, elle pousse partout dans les prairies du terrain.

Ombelles blanches d’Achillée millefeuille
Photo d’illustration · MM
Commune

Achillée millefeuille

Achillea millefolium

Ses feuilles très découpées lui valent son nom de « millefeuille ». Selon la légende, Achille l’utilisait pour soigner ses soldats. Présente dans toutes les prairies.

Fleur violette de Centaurée jacée
SPIPOLL 2025
Commune

Centaurée jacée

Centaurea jacea

Une des fleurs suivies avec le protocole SPIPOLL en juin. Ses capitules violets attirent abeilles et papillons, comme le Demi-deuil.

Fleurs roses et bleues de Pulmonaire officinale
SPIPOLL 04/2025
Commune

Pulmonaire officinale

Pulmonaria officinalis

Ses fleurs passent du rose au bleu. Elle fleurit tôt au printemps : le Grand bombyle et l’Anthophore y ont été photographiés en avril.

Mahonia à feuilles de houx en fleurs jaunes
MM, 04/2025
Exotique envahissante

Mahonia à feuilles de houx

Berberis aquifolium

Arbuste ornemental venu d’Amérique du Nord. Un seul pied, dans la haie au sud. Il est conseillé de l’arracher à la main, ou de couper ses fleurs avant qu’il ne fasse des baies.

Alouette des champs posée au sol
Photo d’illustration · CB, 2024
Quasi menacée

Alouette des champs

Alauda arvensis

La « mascotte » des prairies d’aérodrome. Elle niche à même le sol, dans l’herbe haute. Ses effectifs ont baissé de 20 % en moins de 15 ans en France.

Linotte mélodieuse mâle à la poitrine rosée
CB, 06/2025
Vulnérable en France

Linotte mélodieuse

Linaria cannabina

Petit passereau à la poitrine rosée. Elle souffre de la disparition des haies et des herbicides. Elle niche probablement sur le terrain.

Tarier pâtre mâle, tête noire et poitrine orange
CB, 06/2025
Quasi menacé

Tarier pâtre

Saxicola rubicola

Le mâle se reconnaît à sa tête noire et à sa poitrine orange. Il chasse les insectes dans les prairies, perché sur les haies et les arbustes.

Cisticole des joncs perchée sur une tige
Photo d’illustration · CB, 2025
Vulnérable en France

Cisticole des joncs

Cisticola juncidis

On la repère à son chant en vol, une note aiguë répétée. Entendue à chaque visite, elle semble bien installée dans les grandes prairies.

Milan noir en vol
Photo d’illustration · CB, 04/2025
Directive Oiseaux

Milan noir

Milvus migrans

Rapace opportuniste, à la fois prédateur et charognard. Il passe l’hiver au sud du Sahara et revient dans le Cher de mars à août.

Fauvette grisette dans un saule
CB, 04/2025
Protégée

Fauvette grisette

Curruca communis

Discrète, elle s’entend plus qu’elle ne se voit. Grande migratrice, elle passe l’hiver en Afrique et revient en mars-avril dans les zones broussailleuses.

Mésange bleue perchée
CB, 04/2025
Protégée

Mésange bleue

Cyanistes caeruleus

Calotte bleue et bandeau noir sur l’œil. Sans cesse en mouvement et bavarde, elle niche probablement tout près du terrain, dans une cavité d’arbre.

Bergeronnette grise sur un toit de hangar
CB, 04/2025
Protégée

Bergeronnette grise

Motacilla alba

Noire, grise et blanche, avec une longue queue qu’elle balance sans arrêt. Elle a été observée sur les toits des hangars.

Rougequeue noir perché sur une branche
CB, 06/2025
Protégé

Rougequeue noir

Phoenicurus ochruros

Plumage sombre et queue orangée. Son chant rappelle un froissement de papier. Il chante perché bien en vue, dans les arbres près des hangars.

Pic épeiche agrippé à un tronc
CB, 09/2025
Protégé

Pic épeiche

Dendrocopos major

Le pic le plus commun d’Europe. Il tambourine sur les troncs pour marquer son territoire. Entendu dans l’alignement d’arbres au nord.

Zygène commune, papillon noir à points rouges
CB, 06/2025
Bon indicateur

Zygène de la filipendule

Zygaena filipendulae

Papillon de nuit actif le jour, noir à points rouges. Sa présence témoigne d’une gestion des prairies favorable à la biodiversité.

Demi-deuil, papillon blanc taché de noir
CB, 06/2025
Commun

Demi-deuil

Melanargia galathea

Papillon blanc et noir facile à reconnaître, visible de mai à septembre. Il fréquente les prairies où poussent centaurées et scabieuses.

Chenille de Machaon, verte rayée de noir et d’orange
Marie Blondel, 09/2025
Commun

Machaon (chenille)

Papilio machaon

Avant de devenir l’un des plus grands papillons de France, sa chenille verte rayée de noir se nourrit d’ombellifères dans les prairies.

Azuré commun posé sur une fleur violette
CB, 09/2025
Commun

Azuré commun

Polyommatus icarus

Petit papillon bleu chez le mâle, brun chez la femelle. Ses chenilles se nourrissent de légumineuses comme le Lotier corniculé.

Paon-du-jour sur une fleur de ronce
SPIPOLL 06/2025
Commun

Paon-du-jour

Aglais io

Reconnaissable aux grands « yeux » colorés de ses ailes. Photographié en juin sur les fleurs de ronce, très recherchées par les pollinisateurs.

Azuré des nerpruns sur une ronce
SPIPOLL 06/2025
Commun

Azuré des nerpruns

Celastrina argiolus

Petit papillon bleu pâle au revers presque blanc, souvent vu le long des haies, à la hauteur des arbustes.

Fadet commun posé sur une feuille
SPIPOLL 06/2025
Commun

Fadet commun

Coenonympha pamphilus

Petit papillon orangé marqué d’un point noir. Ses chenilles vivent sur les graminées des prairies.

Hespérie de la Houque aux ailes orange
CB, 06/2025
Commune

Hespérie de la Houque

Thymelicus sylvestris

Petit papillon orange, visible de juin à août. On la distingue de l’Hespérie du Dactyle, présente aussi, par le bout orange de ses antennes.

Crocothémis écarlate femelle posée sur une herbe
CB, 06/2025
Commune

Crocothémis écarlate

Crocothemis erythraea

Libellule au mâle rouge écarlate ; la femelle est brun-jaune. Elle fréquente les eaux stagnantes peu profondes.

Halicte de la scabieuse sur une centaurée
CB, 09/2025
Abeille sauvage

Halicte de la scabieuse

Halictus scabiosae

Une abeille sauvage rayée, ici sur une centaurée. Comme beaucoup d’abeilles sauvages, elle niche dans le sol, sur les talus bien exposés.

Collète lapin sur un chaton de saule
SPIPOLL 04/2025
Abeille sauvage

Collète lapin

Colletes cunicularius

Abeille sauvage du début du printemps, photographiée sur les chatons du Saule à oreillettes. Elle creuse son nid dans le sable.

Grand bombyle butinant une pulmonaire
SPIPOLL 04/2025
Commun

Grand bombyle

Bombylius major

Une mouche velue qui ressemble à une petite peluche, avec une longue trompe. Elle butine en vol stationnaire dès avril.

Lepture à suture noire sur une achillée
SPIPOLL 06/2025
Commun

Lepture à suture noire

Stenurella melanura

Petit longicorne aux longues antennes. Les adultes se nourrissent de pollen sur les fleurs en ombelle, comme l’achillée.

Téléphore fauve orange sur une tige
CB, 06/2025
Auxiliaire

Téléphore fauve

Rhagonycha fulva

Petit coléoptère rouge-orangé au bout des élytres noir. Il mange du pollen, mais aussi des pucerons et des chenilles.

Gomphocère roux posé sur une feuille
CB, 09/2025
Commun

Gomphocère roux

Gomphocerippus rufus

Criquet brun aux antennes terminées en massue claire. Photographié en septembre, il illustre aussi la 4e de couverture du rapport.

Lièvre d’Europe tapi dans l’herbe haute
MM, 06/2025
Observé sur place

Lièvre d’Europe

Lepus europaeus

Plus grand que le lapin, il ne creuse pas de terrier : il vit dans les hautes herbes. Il peut courir jusqu’à 80 km/h.

Renard roux dans une prairie
Photo d’illustration
Traces observées

Renard roux

Vulpes vulpes

Carnivore opportuniste : rongeurs, oiseaux, insectes, fruits. Des traces de prédation ont été trouvées sur le taxiway.

Sanglier dans l’herbe
Photo d’illustration
Fouilles sur la piste

Sanglier d’Europe

Sus scrofa

Il retourne le sol pour se nourrir. Quand il abîme les surfaces de roulage, le club les égalise à la herse.

Barbastelle d’Europe accrochée à une paroi
Photo d’illustration
Vulnérable en Europe

Barbastelle d’Europe

Barbastella barbastellus

Chauve-souris aux grandes oreilles carrées. Elle se nourrit surtout de petits papillons de nuit, qu’elle chasse le long des lisières.

Lézard à deux raies, vert moucheté de noir
Photo d’illustration · Aéro Biodiversité
Protégé · annexe IV

Lézard à deux raies

Lacerta bilineata

Le deuxième plus grand lézard de France, environ 30 cm. Trois individus ont été vus sur le taxiway. Il se chauffe sur les talus au soleil, au pied des haies.

* Les photos marquées « illustration » n’ont pas été prises sur l’aérodrome. Toutes les photos sont issues du rapport d’Aéro Biodiversité (CB : Christelle Bes, MM : Matias Meyrueis).

Les annexes du rapport

L’inventaire complet

Toutes les espèces relevées sur la plateforme en 2025. Choisissez un groupe ou cherchez un nom, en français ou en latin.

    Protégée en FranceMenacée ou quasi menacéeDéterminante ZNIEFFDirective européenneExotique

    Le protocole Vigie-Chiro

    Une nuit, 12 espèces

    En avril, un enregistreur à ultrasons a été posé une nuit entière au sud du terrain, en lisière d’un bois. Les cris des chauves-souris, inaudibles pour nous, ont ensuite été analysés par un logiciel du Muséum.

    Nombre de contacts enregistrés (échelle logarithmique)

    • Pipistrelle commune2 806
    • Pipistrelle de Kuhl246
    • Barbastelle d’Europe92
    • Noctule commune72
    • Pipistrelle de Nathusius34
    • Oreillard gris21
    • Noctule de Leisler20
    • Sérotine commune19
    • Murin de Natterer12
    • Murin de Daubenton12
    • Molosse de Cestoni8
    • Murin à moustaches5
    Barbastelle d’Europe accrochée à une paroi
    Barbastelle d’Europe · photo d’illustration

    Toutes protégées

    10 espèces sur 12 au statut défavorable

    Toutes les chauves-souris sont protégées en France. Sur ce terrain, 5 espèces relèvent du Plan national d’actions Chiroptères et 8 sont déterminantes ZNIEFF en Centre-Val de Loire.

    Ces identifications sont automatiques, avec un risque d’erreur inférieur à 10 %. Elles n’ont pas encore été vérifiées à l’oreille par un spécialiste.

    Les enjeux identifiés

    Une mosaïque de milieux à préserver

    La richesse de l’aérodrome vient de la diversité de ses milieux. Chacun joue un rôle pour une partie de la faune et de la flore.

    Carte satellite de l’aérodrome avec les zones à enjeux en couleur le long de la limite ouest et sud-est
    Enjeux de biodiversité · Aéro Biodiversité, M. Meyrueis, 2025 · fond ESRI
    • PrairiesFlore, insectes, oiseaux et reptiles. La prairie en limite ouest, entre fossé et haie, a l’enjeu le plus fort.
    • FossésEn eau d’octobre à février : plantes des milieux humides, amphibiens, insectes. Leurs talus au soleil accueillent abeilles sauvages et lézards.
    • HaiesNourriture et abri pour les oiseaux nicheurs, les mammifères, les reptiles et les insectes.
    • RonciersFleurs pour les pollinisateurs, mûres pour les oiseaux. En lisière, ce sont des zones de chasse pour les chauves-souris.
    • Fourrés à saulesParmi les premières fleurs du printemps. Le Moineau domestique y niche.
    • Alignement d’arbresChênes et trembles au nord : Pic épeiche, Fauvette à tête noire, grenouilles vertes.

    La gestion des espaces verts

    Entretenir sans appauvrir

    Les espaces verts sont entretenus par les membres du club. La piste en sable et graviers, rare en France, évite que les avions s’embourbent dans ce sol très humide. En 2024 et 2025, les prairies n’ont pas été fauchées : la biodiversité a pu s’exprimer, mais de jeunes chênes ont commencé à refermer le milieu.

    Prairie humide envahie par de jeunes pousses de chênes
    Fermeture des prairies humides par de jeunes chênes · MM, 09/2025

    Le plan proposé

    1. N

      Rouvrir la prairie

      Un passage au gyrobroyeur en début d’automne, avant la saison humide, pour coucher toutes les repousses de chênes. L’engin doit arriver propre, pour ne pas apporter de plantes invasives comme la Renouée du Japon.

    2. N+1

      Surveiller les repousses

      Faucher plusieurs fois dans l’année les jeunes chênes qui repartent, jusqu’à les éliminer.

    3. N+2

      Reprendre la fauche annuelle

      Une fauche par an, en suivant les bonnes pratiques ci-dessous. Sans amender, sans retourner ni semer la prairie.

    Les bonnes pratiques de fauche

    Sept gestes pour les prairies

    1. Gestion différenciée

      Faucher par zones, à des dates étalées, pour qu’il reste toujours des zones intactes.

    2. Bandes refuges

      Laisser des bandes non fauchées en bordure, là où elles ne gênent pas la visibilité du taxiway.

    3. Fauche tardive

      Pas avant mi-juin, pour épargner les nids au sol et laisser fleurir les plantes.

    4. Fauche haute

      Couper à 20 cm au moins : moins de nids détruits, et la zone attire moins les oiseaux.

    5. Fauche coupée

      Préférer une barre de coupe au broyage, qui tue la petite faune.

    6. Fauche centrifuge

      Du centre vers l’extérieur, pour que les animaux puissent fuir vers les parcelles voisines.

    7. Exporter le foin

      Ramasser l’herbe coupée, sinon elle enrichit le sol et appauvrit la flore. Et pas plus de deux fauches par an.

    Le calendrier des travaux

    Recommandations du rapport
    Fauche des prairies
    Gyrobroyage (année N)
    Taille des haies
    Bandes au pied des haies
    Coupe des bandes refuges

    Les bandes refuges se coupent en fin d’hiver, de préférence un an sur deux. Le long des haies, garder une bande enherbée de quelques mètres, fauchée tard (en novembre par exemple). Le bois de taille peut rester sur place pour servir d’abri.

    Sciences participatives

    À vous de jouer

    Le personnel de l’aéroclub s’est déjà impliqué en 2025 : protocole SPIPOLL en juin, exposition de photos lors des portes ouvertes. Entre deux visites des naturalistes, chacun peut continuer à observer et à transmettre ses données.

    Objectif 2026

    Des plaques à reptiles

    D’ici la visite d’avril 2026, l’idée est de poser des plaques (vieux tapis, tôles ondulées) en lisière, au soleil, au pied des haies ou près des fossés. Les reptiles viennent s’y chauffer et s’abriter dessous : il suffit de soulever la plaque pour les observer, sans les capturer.

    Le protocole POP Reptile demande 6 passages en 1 à 2 mois, entre mars et juin, avec 2 à 3 jours d’écart. Il se mène sur au moins 2 ans.

    Lisière ensoleillée de l’aérodrome, favorable aux reptiles
    Exemple de lisière favorable aux reptiles sur l’aérodrome
    Des protocoles à faire en autonomie
    ProtocolePour observerQuandOù envoyer
    SPIPOLLInsectes pollinisateursMars à octobre, par beau tempsspipoll.org
    POP ReptileReptilesAvril à juinlashf.org/popreptile
    Herbier numériquePlantesMars à octobreplantnet.org
    QUBSPetite faune du solToute l’annéequbs.fr
    LepinocPapillons de nuitMai à septembrelepinoc.noe.org
    Mission HérissonHérissons et petits mammifèresToute l’annéemissionherisson.org
    Photos libresTous les groupesToute l’annéeAux naturalistes de l’association

    Au printemps, tendez l’oreille près des fossés : le chant des amphibiens aidera à les recenser en 2026.

    Couverture du rapport : Orchis bouffon au premier plan, un avion à l’atterrissage au loin

    Le rapport complet

    État initial – Partie 1

    Toutes les données de cette page proviennent du diagnostic réalisé par Aéro Biodiversité : méthodes, cartes des habitats, tableaux des statuts de protection, listes complètes des espèces et préconisations de gestion.

    AuteursC. Bes, M. Meyrueis
    PublicationNovembre 2025
    DocumentPDF · 105 pages · 12 Mo

    Citation : Aéro Biodiversité. 2025. Diagnostic initial de biodiversité – Partie 1. Aérodrome de Vierzon-Méreau (LFFV).

    Les Ailes Vierzonnaises

    Envie de participer ?

    Membre du club, pilote ou simple curieux : chacun est invité à rejoindre les naturalistes lors de leurs visites sur le terrain. Contactez-nous pour connaître les prochaines dates.

    Adresse

    Aérodrome de Vierzon-Méreau (LFFV)
    Chemin Blanc
    18100 Vierzon

    Téléphone

    02 48 75 12 87

    Source : Aéro Biodiversité, 2025. Diagnostic initial de biodiversité – Partie 1. Aérodrome de Vierzon-Méreau (LFFV). Novembre 2025.

    Club affilié à la FFA et à la FFPLUM · Démarche Aéro BiodiversitéHaut de page ↑